
La néoréaction, ou le royalisme à l’âge de la tech
Depuis la réélection de Donald Trump à la Maison-Blanche, les regards se tournent de plus en plus vers cette nébuleuse étrange, née sur Internet dans les années 2000, que l’on a pris l’habitude de nommer la néoréaction (NRx). Sujet de bien des fantasmes et d’incompréhensions, cet article tâchera de mettre en lumière les concepts les plus importants de Curtis Yarvin et de Nick Land, les deux figures principales de ce milieu, tels que la « Cathédrale », l’« accélérationnisme », le « néocaméralisme », le « patchwork », etc. Profondément paradoxale, la néoréaction constitue à la fois la négation de la tradition politique anglo-saxonne et son aboutissement, conciliant royalisme autoritaire et individualisme libertarien dans une synthèse aussi énigmatique que baroque.